Zoom sur le quotidien d’une infirmière

La pénibilité est le mot qui résume les conditions de travail d’une infirmière. Les journées ne sont jamais de tout repos. D’autant plus que les surcharges de travail peuvent la pousser à travailler jusqu’à 15 heures par jour. Depuis son arrivée au pouvoir, la gauche a instauré les comptes pénibilité. Ce système est censé prendre en compte la singularité de chaque service. Jusque-là, la CGT n’est pas convaincue de l’efficacité de ce dispositif. La pénibilité reste d’ailleurs au cœur des débats entre la CGT et le gouvernement.

La pénibilité physique

Une infirmière doit travailler debout toute la journée. Elle pousse de lourdes charges d’une salle à une autre. Entre autres sources de fatigue, l’infirmière est souvent appelée à s’occuper de patients grabataires. Pas mal d’infirmières sombrent parfois dans le burn-out devant des charges de travail excessives. Mais comment parler de la pénibilité sans évoquer le cas particulière des infirmières des hôpitaux psychiatriques. Celles-ci se plaignent de surcharges de travail, mais aussi de manque de moyens à leur disposition. Ce qui aura le plus offusqué la CGT, c’est la réponse cassante de Bercy. En effet, Emmanuel Macron rétorque en parlant de budget. Pour l’anecdote, des infirmières témoignent que la durée d’hospitalisation des malades serait sciemment réduite. Grosso modo, vu que l’Etat se fixe pour objectif de réduire les déficits, on revoit à la baisse les budgets des services publics. La pénibilité physique est un fait avéré dans toute la France, tout comme la pénibilité morale d’ailleurs.

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La pénibilité morale

En gros, les budgets des services publics sont diminués alors même qu’il y a manque de moyens. Les infirmières dénoncent en même les pressions des supérieurs hiérarchiques pendant le temps de travail. Celles-ci affirment ne pas pouvoir réclamer des moyens suffisants auprès de la hiérarchie. D’un autre côté, les surcharges de travail sont souvent sources de burn-out à la longue. Au fil du temps, certaines infirmières ont le sentiment d’être inutiles, sans doute à force d’être malmenées. Malmenées parce qu’on interrompt souvent leur pause. La pénibilité morale ne vient pas que de l’administration de l’hôpital. Elle vient aussi des manques de reconnaissance des patients. En gros, l’infirmière doit très souvent garder le moral malgré les mauvaises humeurs et les manques de reconnaissance de certains patients. Le personnel médical doit également gérer les reproches des familles de patients décédés. Face à ces réalités, l’infirmière n’est pas censée rétorquer pour éviter d’éventuels ennuis avec la justice.

Surcharges de travail : comment l’infirmière les vit au quotidien ?

La prise en charge des patients s’améliore grâce à l’expérience. Cette expérience s’acquiert et se consolide au fil du temps. Sauf que le travail d’une infirmière n’est jamais de tout repos. Déjà qu’elle est rappelée pendant la pause, elle dispose à peine de cinq minutes pour s’occuper d’un patient comme il se doit. Dans les faits, le nombre de patients à la charge d’une infirmière dépasse celui prescrit par la législation en vigueur. On pourrait ainsi s’inquiéter à la fois de la fatigue du personnel médical et de la qualité des soins prodigués.

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